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Corniche Kennedy

Vous allez dire que je tourne en boucle avec Marseille, la mer, le 7ème, etc. Mais là, pour le coup, c’est l’actu qui le veut !
J’ai donc récemment vu le film Corniche Kennedy de Dominique Cabrera, adaptation du roman éponyme de Maylis de Kerangal.
Je ne vais pas inventer le synopsis, je me contenterai de vous copier-coller celui qu’on peut lire sur plusieurs sites spécialisés en cinéma : « Corniche Kennedy. Dans le bleu de la Méditerranée, au pied des luxueuses villas, les minots de Marseille défient les lois de la gravité. Marco, Mehdi, Franck, Mélissa, Hamza, Mamaa, Julie : filles et garçons plongent, s’envolent, prennent des risques pour vivre plus fort. Suzanne les dévore des yeux depuis sa villa chic. Leurs corps libres, leurs excès. Elle veut en être. Elle va en être. »

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Pour ceux qui ne connaissent pas Marseille, la Corniche Kennedy est en fait un long boulevard qui longe la mer sur environs 3 km. On y trouve également un passage pour les piétons et surtout les coureurs, ainsi qu’un banc (le plus long du monde, et oui ma petite dame) qui accueille les touristes épuisés, les amoureux romantiques et les bons vieux pêcheurs marseillais. Voilà donc où se situe l’action principale du film.
Et ce film… et bien, ce film est beau, tout simplement beau.
Il invite à nous demander ce qui nous rend vivant : l’amour, l’amitié, la peur mais aussi parfois le besoin de « raser la mort » pour se sentir exister. C’est bien connu que la vie a tout de suite plus de valeur quand on sait qu’on peut la perdre.
Ainsi, les jeunes des cités phocéennes et la princesse rebelle des beaux quartiers, au delà de leurs différences de milieu n’en restent pas moins des adolescents se posant des questions sur leur vie, leur avenir. Ce film rassemble, comme ils se rassemblent en haut de leur plongeoir improvisé. Il est par là profondément humaniste. Les plans où les jeunes plongent, où l’on peut les voir nager sous l’eau sont des moments d’évasion pour les personnages et le spectateur, un souffle de liberté au sein de paysages époustouflants.
Il y a des scènes également saisissantes de contrastes où s’entrechoquent par exemple le restaurant gastronomique Le Petit Nice Passédat et des merguez volés… tout un programme.

J’ai aussi apprécié voir de la spontanéité dans le jeu des comédiens, qui pour certains ne le sont d’ailleurs pas ou du moins ne l’étaient pas. Les trois personnages principaux sont Marco, Mehdi et Suzanne. Petit coup de cœur pour le personnage de Mehdi (incarné par Alain Demaria), un rêveur malgré lui réaliste et ce faisant, le meilleur plongeur…

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Je ne pense pas que le film restera bien longtemps à l’affiche. Il n’est d’ailleurs diffusé que dans très peu de salles, donc courrez le voir et revenez-vite me dire ce que vous en avez pensé !

Dernier + : Lettre à Belise de Béatrice Thiriet, Kamel Kadri et Fouad Bouchiki, issue de la B.O du film -> J’ai mal, je gamberge… Au final, je vais batailler, retrouver ma force sur cette belle plage, j’irai plonger pour détourner cette peur du monde.

Une réflexion au sujet de « Corniche Kennedy »

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